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Samedi 12 janvier 2008
undefinedPARIS (AFP) - 11/01/08 22:23

La France ne cultivera pas d'OGM en 2008: elle a décidé vendredi, en application du "principe de précaution" et sur fond de polémiques croissantes autour des organismes génétiquement modifiés, d'engager une procédure suspendant la culture du maïs MON810.

Cette céréale, développée par le géant américain de l'agro-chimie Monsanto, était le seul OGM cultivé sur le territoire français.

Les associations de défense de l'environnement se sont immédiatement réjouies de cette décision, tandis que l'altermondialiste José Bové interrompait illico sa grève de la faim entamée le 3 janvier pour réclamer l'activation par Paris de la "clause de sauvegarde" auprès de l'Union européenne.

C'est précisément cette activation qu'a annoncée Matignon vendredi soir. "Le Gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON810, jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", déclarent dans un communiqué les services du Premier ministre.

La "clause de sauvegarde", actuellement utilisée par six pays, est prévue dans une loi européenne de 1990 remplacée par un nouveau texte en 2001. Elle permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un OGM autorisé dans l'UE, en invoquant un risque pour la santé et l'environnement.

En France, 22.000 hectares de MON810 étaient mis en culture, principalement dans le sud-ouest et par 2.000 agriculteurs. Ce qui ne représentait que 0,75% des 2,8 millions d'hectares de maïs cultivés dans l'Hexagone.

La décision, "prise en application du principe de précaution, s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM", souligne le texte de Matignon.

Cette "haute autorité provisoire" avait fait état mercredi d'"éléments scientifiques nouveaux" et de nombreuses interrogations autour de cette culture de maïs OGM.

Cependant, ont nuancé les services du Premier ministre, "les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Le gouvernement annonce d'ailleurs dans la foulée "un plan sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros, soit une multiplication par huit des budgets actuels".

Techniquement, la "clause de sauvegarde" doit être enclenchée par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier.

Par ailleurs, Monsanto dispose de 15 jours pour présenter sa défense.

La démarche auprès de Bruxelles ne pourra donc être faite qu'après ce délai.

Nul doute que ce choix ne fera pas l'unanimité. Le sujet est brûlant. En attestent par exemple les coups échangés vendredi entre pro et anti-OGM en marge d'un procès de "faucheur volontaire" à Montauban.

Les grands producteurs céréaliers avaient dénoncé jeudi des "mensonges" et de la "politique politicienne" après l'avis rendu par la haute autorité provisoire.

Le président (UMP) de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait pointé des "préjugés" et une "certaine peur de l'avenir", s'attirant de vertes répliques notamment du PS ou du mouvement écologiste Cap 21.

Le président Nicolas Sarkozy avait indiqué mardi qu'il activerait la "clause de sauvegarde" en cas de "doutes sérieux" sur le MON810.

On attendait donc que la décision soit annoncée par l'Elysée. Mais c'est finalement Matignon qui l'a officialisée.
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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Lundi 7 janvier 2008

200px-Jos-C3-A9-Bov-C3-A9---Meeting-in-Toulouse-for-the-2007-French-presidential-election-0188-2007-04-18-touched.jpgAinsi, José Bové a trouvé un moyen de faire parler de lui après l'échec cinglant de sa candidature à la dernière élection présidentielle.

Le voilà enfourchant son cheval de bataille favori et qu'il espère toujours payant: la lutte contre les OGM. Il a donc entamé depuis le 3 janvier dernier une grève de la faim dans le but, dit-il, d' obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France et de "sauver le soldat Grenelle".

Le gouvernement aurait selon José Bové et ses amis habituels des faucheurs volontaires ou du DAL (que viennent-ils faire là-dedans si ce n'est par fraternité idéologique?) trahi sa promesse d'un moratoire sur la culture du mais MON 810, le seul cultivé en France. J'ai bien suivi les conclusions du Grenelle de l'environnement et je ne vois pas où le gouvernement aurait promis une telle chose. Il avait parlé de gel de cette culture en attendant les résultats d'études plus précises et c'est exactement ce qu'il fait dans l'attente de l'avis du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM.
D'aileurs, Nathalie Kosciuzko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'écologie, a annoncé: "Si l'avis est, soit très défavorable au maïs de Monsanto, soit réservé, on appliquera la clause de sauvegarde en application du principe de précaution".

La position du gouvernement apparait comme responsable compte tenu du fait que l'on ne pourra demander à enclencher une clause de sauvegarde au niveau européen que sur la base d'un dossier sérieux et étayé.

Mais tout cela n'entre pas en ligne de compte dans le raisonnement de José Bové et de ceux qui le suivent.

Pour eux, seules les postures médiatiques pseudo-révolutionnaires n'ont d'importance, quitte à saboter les efforts d'une écologie réaliste et réellement efficace et donc l'avenir de notre planète.

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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Mercredi 26 septembre 2007
borloo.jpgPARIS (AFP) - 25/09/07 16:40

Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a tenté de calmer le jeu sur les OGM mardi en repoussant l'éventuelle décision sur un moratoire après le Grenelle de l'environnement alors que les propositions des groupes de travail sont attendues jeudi.

"C'est le président qui décidera", a-t-il indiqué devant les journalistes après avoir reçu les dirigeants de la FNSEA, principal syndicat agricole, pendant près de deux heures.

La FNSEA avait menacé la semaine dernière de se "retirer définitivement" du Grenelle de l'environnement si ses conclusions étaient "déjà écrites", en réaction à un article du Monde selon lequel le gouvernement préparait "un gel de la commercialisation des semences OGM" jusqu'à l'adoption d'une nouvelle loi.

M. Borloo a promis mardi la nouvelle loi "avant la fin de l'année" et même "le plus rapidement possible, c'est indispensable".

"Nous n'avons pas tranché (sur) le moratoire. Sur le fond, on attend la fin du mois", c'est-à-dire l'issue du processus du Grenelle de l'environnement, a souligné le ministre.

Il a cependant indiqué que pour le seul OGM commercialisé en France, le maïs MON810 de la firme américaine Monsanto (environ 22.000 hectares cultivés en 2007), un moratoire pourrait être décidé plus rapidement.

Une telle décision aurait toutefois une portée limitée, car les récoltes 2007 sont déjà en cours et il n'y aura pas de semis avant avril 2008.

Un éventuel moratoire suscite la colère des céréaliers. "Dans un tel cas, nous attaquerons la décision française à Bruxelles", a déclaré Christophe Terrain, président de l'Association générale des producteurs de maïs.

Selon M. Terrain, le maïs MON810, dont l'autorisation doit être renouvelée l'année prochaine par l'Union européenne, ne présente "aucun danger" ni pour les autres cultures, ni pour la santé humaine. Les producteurs de maïs envisagent un quadruplement des surfaces cultivées en maïs OGM en 2008.

Les assurances du ministre ont convaincu mardi la FNSEA de revenir dans le jeu: "Nous continuerons de travailler au sein du Grenelle de l'environnement", a affirmé Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. "Ce sera au gouvernement de décider à l'issue du Grenelle de l'environnement ses objectifs", a-t-il ajouté.

L'intergroupe de travail sur les OGM, qui a terminé ses travaux, est parvenu à un accord -sans la FNSEA-.

Trois points ont fait l'objet d'un consensus entre les participants, selon un document qui sera rendu public jeudi lors de la présentation des rapports de ces groupes et dont l'AFP a obtenu une copie.

Tout le monde est d'accord pour abandonner le seuil de 0,9%, limite européenne au-dessus de laquelle la mention OGM est obligatoire sur les étiquettes des produits alimentaires, considéré comme sans fondement scientifique.

Ils se sont aussi accordés sur la création d'une future Haute Autorité qui donnera au gouvernement des avis sur les risques mais aussi les bénéfices attendus de chaque OGM.

Il reste en revanche beaucoup de travail pour définir un régime clair de responsabilité en cas de pollution par les OGM de cultures voisines: un accord de principe est intervenu mais les modalités font encore débat.
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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Samedi 22 septembre 2007
boutton-grenelle-200.jpgEn annonçant prématurément un gel sur les semences commerciales OGM (propos aussitôt démentis par le Ministre de l'Agriculture Michel Barnier pour qui "la question n'est pas tranchée!"), Jean-Louis Borloo aurait-il gaffé?

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que cette petite phrase du Ministre a mis le feu à l'intergroupe sur les OGM chargé de préparer le Grenelle de l'environnement.

Que ce soit du côté des professionnels des semences et de la protection des plantes qui ont demandé à être "reçus en urgence par Nicolas Sarkozy" ou de celui du président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture, Didier Marteau  qui a exprimé le "ras-le-bol des quelque 2.000 agriculteurs qui ont semé des OGM en toute légalité, qui sont moralement harcelés et font face aux destructions quotidiennes de parcelles dédiées à la recherche ou à la production", tous s'étonnent de "la méthode et la forme qui font que le gouvernement annonce les orientations qui vont être prises avant la fin des négociations: en ce cas, ce n'est pas la peine de nous demander de venir" et se demandent " 
A quoi sert d'organiser un Grenelle si tout est déjà décidé à l'avance?".

Dans ces colonnes, nous avons déjà abordé ce sujet complexe et, à l'instar de notre Président Patrice Hernu, nous pensons qu'un grand débat à l'Assemblée Nationale sera indispensable pour définir un cadre convenable à ces cultures.

Lire la réaction du Nouveau Centre sur le sujet
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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Vendredi 15 juin 2007
image.jpgLa Commission du génie biomoléculaire (CGB) a estimé, dans un avis rendu public jeudi, qu'il n'y avait pas "à ce jour d'éléments de nature à remettre en cause l'évaluation environnementale" du maïs MON810, maïs transgénique de l'Américain Monsanto.

Les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, Alain Juppé et Christine Lagarde, ont pris "acte de l'avis rendu par la commission du génie biomoléculaire", tout en soulignant "leur grande vigilance quant à la manière dont sont conduites en France les cultures d'organismes génétiquement modifiés".

Rappelons quand même que, face au même dossier, les Allemands ont choisi, eux, de suspendre l'autorisation du mais MON 810.

On peut tout de même se demander légitimement pourquoi la France qui possède une charte constitutionnelle de l'environnement institutionnalisant le principe de précaution ne prend pas le même type de mesure.

Pour toutes les décisions de même ordre, il convient d'étudier avec rigueur les risques et les avantages d'une mise sur le marché d'une telle semence.
Remarquons aussi qu'il n'y a pas urgence à utiliser cet OGM et que le fait que l'Union européenne l'ait autorisé depuis 1998 ne saurait être une référence absolue, compte tenu de l'influence des lobbies à Bruxelles.

Il ne s'agit pas d'interdire aveuglément les OGM  mais, dans le cas précis et du moment qu'il y a doute, je pense que la sagesse consisterait à d'une part, attendre que le dossier scientifique dont cet avis constitue un pan essentiel mais non exhaustif soit plus fourni et, d'autre part, à rechercher l'avis de tous les professionnels concernés (chercheurs, médecins mais aussi agriculteurs, apiculteurs,...)   
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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Samedi 24 mars 2007

 
AFP, le23/03/2007 à 20:18

 

Au lendemain de la condamnation de neuf militants de la Confédération paysanne faucheurs d'OGM, le candidat UMP à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy écarte l'idée d'un moratoire et se prononce pour un débat sur le sujet.

Nicolas Sarkozy «ne souhaite pas que la question des OGM soit réglée dans l'urgence, sous la pression d'une élection présidentielle», déclarent vendredi dans un communiqué ses porte-parole, Rachida Dati et Xavier Bertrand. «Il souhaite que soit organisé un débat sur le sujet associant le grand public, l'ensemble des professionnels et des associations, ainsi que la communauté scientifique."

Le candidat UMP se distingue ainsi de son adversaire socialiste Ségolène Royal, qui souhaite un moratoire immédiat sur les essais en plein champ, tout en encadrant la poursuite des recherches publiques, ainsi qu'un «grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre» en la matière.

Par ailleurs, M. Sarkozy «rappelle que les recherches et les expérimentations doivent être poursuivies» et, s'agissant du maïs transgénique MON863, indique qu»'il se prononcera à la lumière» des conclusions «des agences sanitaires, notamment de l'Agence européenne de sécurité des aliments qui doit rendre sa décision dans les tout prochains jours».

Une étude de chercheurs français récemment publiée affirme que le MON863, maïs transgénique de l'entreprise américaine Monsanto, aurait des conséquences négatives sur l'organisme des rats.

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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Lundi 6 novembre 2006

  Une fois de plus, José Bové n'a pas hésité à franchir la ligne blanche de l'illégalité pour se faire remarquer dans les médias.

De plus, cette fois-ci, il n'a pas hésité à mettre la vie de ses supporters en danger puisque l'agriculteur agressé par cet "acte pacifique de neutralisation de 2.000 tonnes de maïs OGM"  (selon José Bové!) a fait feu avec un fusil de chasse sur les "faucheurs volontaires".

A l'heure où la demande de répression contre la délinquance se fait à juste titre de plus en plus forte, tolèrera-t'on encore longtemps les actes délictueux et irresponsables de cet individu? Il me semble que le trouble à l'ordre public et la mise en danger d'autrui peuvent aisément lui être imputés.

Une fois déjà, le Président de la République lui a évité la prison. Apparemment, José Bové en a tiré un sentiment d'impunité. Il faut que cela cesse!

Que penser d'un homme qui envisage de se présenter à l'élection présidentielle et qui ne connait que la force pour faire triompher ses idées? D'ailleurs, cette action d'éclat n'est sans doute pas étrangère à sa présence ce soir à une réunion des "forces anti-libérales"(!). Et que penser d'une candidate socialiste qui, par populisme et démagogie, estime que "José Bové est sur un bon combat"?

Enfin, sur le fond (et c'est le plus important!), je fais partie de ceux qui, à droite, espèrent que l'examen du projet de loi sur les OGM ira à son terme. Ce sujet est complexe, il demande une démarche objective qui ne présuppose à priori ni la nocivité ni l'inocuité de ces cultures; il ne faut pas occulter le fait que les expérimentations en plein champ posent problème. Dans tous les cas, il faudra évaluer sérieusement les avantages par rapport aux inconvénients, notamment sur la santé des Français avant d'en autoriser aveuglément la culture.

Une fois de plus, le cinéma médiatique de José Bové n'aura permis que de placer le débat sur le terrain de l'émotion et du fait divers. C'est peut-être payant pour sa publicité personnelle mais sûrement pas pour adopter une position sérieuse sur ces cultures!

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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Mercredi 25 octobre 2006

Décidément, la transcription dans notre droit national de la directive européenne sur les OGM donne bien du fil à retordre au gouvernement après les déclarations de M. Henri Cuq, ministre délégué aux relations avec le Parlement .

Alors que le projet de loi qui avait été discuté au Sénat allait revenir à l'Assemblée et que les débats au sein même de l'UMP s'annonçaient houleux, M. Cuq annonce que cette directive européene serait transposée par décret semblant ainsi sonner le glas du débat parlementaire.

Aussitôt, les réactions ont été vives, ausi bien de la part des organisations écologistes que du ministre de la recherche, M. François Goulard ou de la députée Nathalie Kosciusko-Morizet pour qui  "il  semble indispensable qu'il y ait un grand débat démocratique sur les OGM et que le Parlement en débatte".

Je rappelle que j'ai toujours plaidé ici pour que le débat sur les OGM soit un débat sans tabou qui s'éloigne aussi bien des fantasmes des "anti" que de la théorie du "tout va bien" des "pro".

Je vous renvoie d'ailleurs à l'entretien que m'avait accordé Patrice Hernu sur ce sujet.

Pour compléter ce dossier, voir la réaction d'Alexandre-Guillaume Tollinchi

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par pierre-gilles tronconi publié dans : OGM recommander
Jeudi 8 décembre 2005

Je souhaiterais revenir sur les OGM et sur la manière dont nous devrions aborder les problèmes qui leur sont liés pour essayer de trouver une attitude objective qui ne tombe ni dans l'obscurantisme des "faucheurs d'OGM" ni dans la vision idyllique des grands groupes qui les commercialisent.

Pour commencer, voyons ce qu'est un OGM. Il s'agit de modifier un organisme (animal, végétal ou bactérie) pour lui conférer une caractéristique nouvelle. Ce procédé s'applique essentiellement sur des espèces végétales, les plus fréquentes étant le mais, la betterave ou le colza.

Pourquoi avoir fabriqué des OGM? Le but est soit d'améliorer la productivité, soit de rendre les espèces végétales concernées plus résistantes à certaines agressions (sécheresse, parasites,...). A l'avenir, les plantes génétiquement modifiées pourraient jouer un rôle majeur dans le domaine médical (obtention de molécules, de vaccins…), agronomique (résistance à la sécheresse, aux maladies…), ou dans la dépollution des sols.

Que redoute-t'on avec les OGM? Les risques envisagés sont essentiellement de 2 ordres:

-pour la santé humaine par toxicité ou allerginicité.

-pour l'environnement en destabilisant certains écosystèmes, notamment par la dissémination de nouveaux gènes.

Pour en savoir plus sur toute cette problématique, je vous conseille de visiter le site interministériel sur les OGM.

A partir de là, quelle attitude adopter face à ces nouvelles techniques?

 Selon Michel Breuzard,  responsable du pole OGM à Ecologie bleue, il faut s'en tenir au principe de précaution bien compris.

 En effet, moins que le procédé de transgénèse lui-même, ce serait la stratégie d'une poignée de firmes agro-alimentaires et pharmaceutiques qui serait à redouter, notamment depuis la brevetabilité des "constructions génétiques". D'où la réponse extrémiste de certains écologistes qui refusent systématiquement toute dissémination d'OGM tant que l'absence de risque n'est pas établi.

Ce n'est absolument pas la position de Michel Breuzard qui fait remarquer qu'elle "a l’inconvénient d’interdire tout débat – et même toute recherche destinée à cerner et évaluer les risques, comme en témoigne le saccage de parcelles expérimentales du CIRAD et de l’INRA, destinées à analyser les pollutions génétiques à partir de culture transgéniques."

Selon lui, "Il semble donc judicieux de soumettre l’autorisation de la diffusion d’OGM au développement de recherches écologiques, agronomiques, épidémiologiques et médicales destinées à en évaluer les risques. C’est prendre le temps, pour chaque proposition de commercialisation d’OGM, d’une expertise informée. C’est prendre en considération les controverses scientifiques et s’armer de prudence : les généticiens y perdront sans doute un peu de leur superbe, les firmes agro-industrielles pas mal de leurs profits, les « prophètes de malheur » l’essentiel de leur fond de commerce, mais la recherche scientifique et la démocratie y gagneront. "

Cette démarche me semble la plus apte à appréhender ce débat sans verser dans l'incantation.

Jeudi 19 mai 2005

Messieurs Dominique Bussereau, Serge Lepeltier et François D'Aubert, respectivement ministres de l'agriculture, de l'écologie et de la recherche ont demandé que des poursuites soient engagées contre les militants anti-OGM qui avaient illégalement fauché un champ de mais transgénique.

Je ne peux que me féliciter de cette annonce.

En effet, ces actes délictueux vont à l'encontre de l'écologie humaniste que je défends. En particulier, à Ecologie bleue, comme nous l'avions montré dans le débat sur la toxicité de certains pesticides sur les abeilles, nous pensons qu'une écologie sérieuse doit se baser sur des preuves scientifiques et non sur l'exploitation politicienne des peurs de nos concitoyens.

Ainsi, cette parcelle faisant l'objet d'une étude rigoureuse de la part de chercheurs, dont il convient de respecter le travail irremplacable, la détruire revient à refuser de connaitre objectivement la nocivité des OGM sur la santé et sur l'environnement.

Mais peut-être est ce la vraie raison d'être de ce type d'actions.......

Pour en savoir plus: http://permanent.nouvelobs.com/societe/20050517.OBS6935.html

Pour info, la position de nos amis de GE sur les OGM: http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/03/28/59/position-de-ge-sur-les-ogm.doc

Mes coups de coeur


 



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