Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloovient d'annoncer que la France fera une "pause" dans la production de biocarburants de première
génération.
A l'heure où le programme alimentaire mondial de l'ONU parle de "tsunami silencieux" à propos de la crise alimentaire actuelle et que le Brésil est notamment montré
du doigt en raison de sa production massive de biocarburants, cette prise de position était très attendue. D'autant que les cultures utilisées pour produire les biocarburants sont accusées
d'utiliser de grandes quantités d'eau et de pesticides.
Parallèlement, Jean-Louis Borloo a souhaité "qu'on amplifie la recherche sur la deuxième génération pour que ces biocarburants ne soient en aucun cas en concurrence avec des
sites (...) alimentaires". C'est bien entendu la condition nécessaire pour mener une politique responsable dans un contexte de raréfaction des énergies
fossiles. L'autre condition est d'avoir une action internationale, au moins au niveau
européen pour ne pas défavoriser nos agriculteurs en favorisant les biocarburants importés.
Rappelons que les biocarburants de deuxième génération seront fabriqués à partir de la totalité des plantes, y compris les résidus végétaux
et, à terme, même les ordures ménagères. On estime généralement qu’il faudra une dizaine d’années pour commencer à produire des quantités importantes de biocarburants de deuxième génération. A
titre d'exemple, la première unité pilote de production devrait voir le jour en Allemagne en 2010.
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