Au
lendemain de ces élections européennes qui ont vu le succès de la majorité présidentielle, je m'étonne de la satisfaction affichée d'un certain nombre de responsables de l'UMP face au score des
listes Europe-écologie.
Le militant écologiste de droite que je suis ne comprend pas très bien les raisons d'une telle jubilation. Car le succès de Cohn-Bendit, Bové et de leurs amis n'est une bonne nouvelle ni pour la droite ni pour l'écologie.
Pour la droite, d'abord.
Je saisis, et nous ne le bouderons pas ici, le plaisir procuré par le mauvais tour joué à l'arrogant Bayrou qui, comme le chantait Aznavour, se "voyait déjà en haut de l'affiche".
Mais enfin, le gauchiste libertaire Cohn-Bendit se situe clairement dans l'opposition frontale au Président de la République.
Dès lundi, il affirmait vouloir «construire une majorité» pour barrer la route de Nicolas Sarkozy en 2012
C'est pourquoi, ne nous y trompons pas: les électeurs socialistes n'ont pas disparu. Simplement, toute une frange urbaine-bobo du PS qui a voté pour les listes Europe-écologie (voir le score de
cette liste à Paris!) rejoindra, pour un deuxième tour les rangs de la famille de gauche!
Pour l'écologie, ensuite. Dans le camp de ceux qui se sont préoccupés de la préservation de l'environnement, il y a eu rapidement deux logiques:
- l'une verte, liée à la gauche, issue surtout des idées post-soixante-huitardes, avec des positions idéologiques très marquées: anti-nucléaire, anti-OGM, anti-chasse, anti-bagnoles, anti-capitaliste,...
-l'autre bleue plus proche de la droite et du centre, emmenée par des leaders comme Brice Lalonde ou Patrice Hernu, beaucoup plus réaliste, se basant sur des faits scientifiques et surtout mettant
l'Homme au coeur de ses préoccupations au lieu de le désigner comme LE problème.
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