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OGM

Jeudi 15 mai 2008
J'avoue être assez atterré par la manière dont se déroule la discussion sur la loi sur les OGM au Parlement.
Après le rejet surréaliste du texte par des députés absents, l'AFP nous annonce: "
OGM: la majorité prend sa revanche après le rejet-surprise du projet de loi"

A quel jeu joue-t'on? Nous ne sommes pas dans une compétition sportive où chacun essaie de gagner un match contre l'autre!
Ce projet de loi équilibré remarquablement préparé par Jean-Louis Borloo, à qui je tiens à rendre hommage pour la qualité de son travail, arrive à encadrer clairement la coexistence entre agriculture bio et OGM, c'est-à-dire à préserver la liberté des consommateurs et des agriculteurs tout en permettant à la recherche de continuer.

Tout ce travail sera-t'il remis en cause par le grand bal des ambitions des uns et des autres?
Ambitions d'une secrétaire d'Etat qui se permet d'insulter publiquement son ministre de tutelle pour une éphémère gloire médiatique;
Ambitions d'une gauche qui cherche à se venger de ne pas arriver à convaincre les Français de leur capacité à diriger les affaires de notre pays;
Ambitions enfin de certains députés de la majorité qui veulent se venger de ce que, pensent-ils, le Président de la République (dont ils semblent oublier qu'ils lui doivent pour beaucoup leur élection!) ne les écouteraient pas assez!

Il serait grand temps de sortir enfin de la politique politicienne et d'accompagner le Président dans ce qu'il a appelé une "révolution écologique" (y compris la révolution de l'écologie). C'est la santé des Français et l'avenir de la planète qui en dépendent! 
 
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Par pierre-gilles tronconi - Recommander
Mardi 1 avril 2008
Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Secrétaire générale adjointe de l'UMP, s’étonne et dénonce les manifestations organisées par Greenpeace, qui vont à l’encontre même de l’esprit du Grenelle et qui par leurs débordements mettent en péril la sérénité nécessaire à ce débat.


Elle se félicite que le gouvernement tienne l’ensemble des engagements pris lors du Grenelle de l’environnement.

A cet égard, les conclusions de la table ronde finale du Grenelle de l’environnement a fait émerger sur le volet OGM un consensus accepté par l’ensemble des parties prenantes au travers d’une solution équilibrée en trois points :

- une nouvelle évaluation du Monsanto 810, qui a conduit la France, à activer la clause de sauvegarde sur le seul OGM commercial cultivé en France.

- le projet de loi, discuté demain, garantit la liberté de produire et de consommer avec ou sans OGM. Il instaure un régime de responsabilité. Il organise pour la première fois la transparence sur les cultures OGM et sur l’information du public.

- l’allocation de 40 millions d’euros à la recherche sur les biotechnologies pour que la France puisse disposer d’une expertise indépendante sur ces domaines.

Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET entend également souligner que les atermoiements des gouvernements successifs sur les OGM, ont frustré le Parlement du grand débat démocratique que mérite cette question de société de tout premier plan. Le projet de loi qui sera examiné demain en première lecture par l’Assemblée nationale répond pleinement à cette carence.

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Mercredi 5 mars 2008

undefined Sur les 26.000 adhérents de Terrena, première coopérative agricole française, 3.100, soit 12%, ont répondu à un questionnaire distribué début janvier sur l'utilisation des OGM, des produits phytosanitaires ou encore des engrais chimiques.

Pour 54% d'entre eux, les OGM représentent un vrai danger pour la diversité des filières et des modes de production, 61% sont favorables au maintien du moratoire sur les OGM, "le temps que les recherches avancent", et seulement 20% sont prêts à semer des cultures OGM dans leur exploitation si la loi les y autorise.

Dans cette consultation les agriculteurs se révèlent prudents, car même si 69% demandent le maintien pour la nutrition animale d'une offre de soja non OGM, ils estiment que la recherche dans le domaine des OGM est nécessaire. (source: AFP du 05/03/08)

On peut comprendre la prudence de ces agriculteurs. Je les rejoins tout à fait.
Les deux questions essentielles qui se posent sont:

1- Peut-on garantir à un agriculteur la liberté de produire sans OGM?

2- Pourra-t'on se passer durablement des cultures OGM alors que, comme le démontre Claude Allègre dans son ouvrage "Ma vérité sur la planète", le problème écologique le plus urgent des années qui viennent sera le manque d'eau, et surtout d'eau potable, au niveau mondial bien avant le réchauffement climatique (et même si la trop forte concentration en CO2 dans l'atmosphère lie les 2 dossiers!).

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Mardi 5 février 2008
undefined PARIS (AFP) - 05/02/08

Longtemps attendu et toujours aussi polémique, le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés arrive mardi au Sénat pour trois jours de débats qui promettent d'être houleux.
"Ce sera un combat difficile mais pas perdu d'avance", estimait lundi le sénateur UMP de la Manche Jean-François Le Grand, président de la Haute autorité provisoire sur les OGM, alors même que la commission des affaires économiques du Sénat a déposé une cinquantaine d'amendements pour, selon lui, "édulcorer le texte dans le sens des pro-OGM".
"Il est temps de sortir du flou entre ceux qui cultivent les peurs collectives et ceux bardés de certitudes", ajoutait M. Le Grand, en rappelant que la société civile a réclamé à l'unanimité ces éclaircissements lors du Grenelle de l'environnement à l'automne.
La précédente tentative de légiférer sur le sujet, en 2006 avec un projet qui ne satisfaisait pratiquement personne, avait tourné court après l'ouverture du débat devant le Sénat.
Or la nécessité d'une loi répond aussi à un impératif juridique: la France, poursuivie pour défaut de transposition de deux directives européennes datant de 1998 et de 2001, risque une sanction évaluée à plus de 42 millions d'euros.
Le texte, dans sa version initiale, prévoit la création d'une Haute Autorité permanente et entend fixer les règles de transparence des cultures, d'information des citoyens et de responsabilité des producteurs - semenciers et agriculteurs-. Ainsi, les agriculteurs qui mettent en culture des OGM seraient tenus de souscrire une garantie financière afin de pouvoir réparer le préjudice économique éventuel en cas de contamination accidentelle.
Son principal défaut cependant, aux yeux des associations de défense de l'environnement, est 
d'inscrire en préambule le "droit de produire avec ou sans OGM". "Un glissement préoccupant par rapport au Grenelle qui affirmait, lui, le droit de produire et consommer sans OGM", note aussi le sénateur Vert du Haut-Rhin Jacques Müller.
Jugeant que les amendements "grotesques" de la Commission du Sénat et de son rapporteur Jean Bizet (également sénateur UMP de la Manche) "constituent une véritable provocation", Greenpeace appelle les sénateurs "à ne pas trahir les décisions du Grenelle".
L'association redoute notamment un amalgame entre le seuil d'étiquettage européen de 0,9% - à partir duquel la mention OGM est obligatoire - et un seuil de contamination "acceptable". "La loi laisse entendre qu'il est possible d'organiser la coexistence des OGM avec d'autres cultures, alors qu'on a aujourd'hui la preuve du contraire", note Arnaud Gossement, de la fédération France Nature environnement (FNE, 3.000 associations).
A l'appui de ces craintes, Greenpeace cite un sondage commandité au CSA, montrant que 72% des Français interrogés souhaitent pouvoir consommer sans OGM et que pour 71% d'entre eux, cela signifie zéro OGM "et non pas un produit sans OGM contaminé à 0,9%", relève l'ONG.(Sondage CSA réalisé pour Greenpeace par téléphone les 30 et 31 janvier, auprès d'un échantillon représentatif de 1.004 personnes).

Nous ne manquerons pas de revenir dans ces colonnes sur ce dossier des OGM de la manière la plus objective possible et le réseau France-Europe-Planète bleue y consacrera bientôt une lettre.

  Relire l'entretien (toujours d'actualité!) que m'avait accordé Patrice Hernu en février 2006 sur ce sujet

 
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Par pierre-gilles tronconi - Recommander
Dimanche 20 janvier 2008
undefined Le Sénateur Jean-François Legrand, Président du Conseil Général de la Manche et du comité de préfiguration de la haute autorité pour les OGM, répond aux questions de Patrice Hernu, Président d'Ecologie bleue. 

PH- De nouvelles études scientifiques permettent d’établir des doutes sérieux sur les effets du maïs MON 810. Telle est la conclusion du Comité que vous présidez, lequel préfigure la Haute autorité sur les OGM. Pourquoi ces études n'avaient-elles pas été portées à la connaissance du public auparavant ?

JFL : Les études dont il a été fait état dans le document réalisé par le comité de préfiguration de la haute autorité pour les OGM sont des faits scientifiques nouveaux, et qui sont, par voie de conséquence des publications récentes. Les expertises scientifiques sont d’abord transmises aux organismes qui les ont diligentées, circulent au sein de la communauté scientifique et ont souvent du mal à atteindre le grand public, faute de traduction simple.

Concernant la dissémination du pollen du maïs MON 810 sur de grandes distances, la dernière publication est de Monsieur MESSEAN et date de 2006.

Enfin, lorsque des expérimentations sont menées à la demande d’une firme ou d’un organisme, les conclusions sont adressées à ceux-ci en priorité et c’est à eux qu’il appartient de les rendre publiques ou non. Il en va de même pour l’apparition de résistance sur les ravageurs cibles et les effets sur la faune non cible. Pour l’essentiel les études menées date de 2006-2007.

Lire l'intégralité de l'entretien
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Par pierre-gilles tronconi - Recommander
Samedi 12 janvier 2008
undefined PARIS (AFP) - 11/01/08 22:23

La France ne cultivera pas d'OGM en 2008: elle a décidé vendredi, en application du "principe de précaution" et sur fond de polémiques croissantes autour des organismes génétiquement modifiés, d'engager une procédure suspendant la culture du maïs MON810.

Cette céréale, développée par le géant américain de l'agro-chimie Monsanto, était le seul OGM cultivé sur le territoire français.

Les associations de défense de l'environnement se sont immédiatement réjouies de cette décision, tandis que l'altermondialiste José Bové interrompait illico sa grève de la faim entamée le 3 janvier pour réclamer l'activation par Paris de la "clause de sauvegarde" auprès de l'Union européenne.

C'est précisément cette activation qu'a annoncée Matignon vendredi soir. "Le Gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON810, jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", déclarent dans un communiqué les services du Premier ministre.

La "clause de sauvegarde", actuellement utilisée par six pays, est prévue dans une loi européenne de 1990 remplacée par un nouveau texte en 2001. Elle permet d'interdire provisoirement la culture ou la vente d'un OGM autorisé dans l'UE, en invoquant un risque pour la santé et l'environnement.

En France, 22.000 hectares de MON810 étaient mis en culture, principalement dans le sud-ouest et par 2.000 agriculteurs. Ce qui ne représentait que 0,75% des 2,8 millions d'hectares de maïs cultivés dans l'Hexagone.

La décision, "prise en application du principe de précaution, s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM", souligne le texte de Matignon.

Cette "haute autorité provisoire" avait fait état mercredi d'"éléments scientifiques nouveaux" et de nombreuses interrogations autour de cette culture de maïs OGM.

Cependant, ont nuancé les services du Premier ministre, "les doutes sur cet OGM, actuellement cultivé en France, ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".

Le gouvernement annonce d'ailleurs dans la foulée "un plan sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros, soit une multiplication par huit des budgets actuels".

Techniquement, la "clause de sauvegarde" doit être enclenchée par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier.

Par ailleurs, Monsanto dispose de 15 jours pour présenter sa défense.

La démarche auprès de Bruxelles ne pourra donc être faite qu'après ce délai.

Nul doute que ce choix ne fera pas l'unanimité. Le sujet est brûlant. En attestent par exemple les coups échangés vendredi entre pro et anti-OGM en marge d'un procès de "faucheur volontaire" à Montauban.

Les grands producteurs céréaliers avaient dénoncé jeudi des "mensonges" et de la "politique politicienne" après l'avis rendu par la haute autorité provisoire.

Le président (UMP) de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait pointé des "préjugés" et une "certaine peur de l'avenir", s'attirant de vertes répliques notamment du PS ou du mouvement écologiste Cap 21.

Le président Nicolas Sarkozy avait indiqué mardi qu'il activerait la "clause de sauvegarde" en cas de "doutes sérieux" sur le MON810.

On attendait donc que la décision soit annoncée par l'Elysée. Mais c'est finalement Matignon qui l'a officialisée.
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Par pierre-gilles tronconi - Recommander
Lundi 7 janvier 2008

200px-Jos-C3-A9-Bov-C3-A9---Meeting-in-Toulouse-for-the-2007-French-presidential-election-0188-2007-04-18-touched.jpg Ainsi, José Bové a trouvé un moyen de faire parler de lui après l'échec cinglant de sa candidature à la dernière élection présidentielle.

Le voilà enfourchant son cheval de bataille favori et qu'il espère toujours payant: la lutte contre les OGM. Il a donc entamé depuis le 3 janvier dernier une grève de la faim dans le but, dit-il, d' obtenir l'activation par la France de la clause de sauvegarde à Bruxelles, qui permettrait d'interdire la culture du maïs OGM en France et de "sauver le soldat Grenelle".

Le gouvernement aurait selon José Bové et ses amis habituels des faucheurs volontaires ou du DAL (que viennent-ils faire là-dedans si ce n'est par fraternité idéologique?) trahi sa promesse d'un moratoire sur la culture du mais MON 810, le seul cultivé en France. J'ai bien suivi les conclusions du Grenelle de l'environnement et je ne vois pas où le gouvernement aurait promis une telle chose. Il avait parlé de gel de cette culture en attendant les résultats d'études plus précises et c'est exactement ce qu'il fait dans l'attente de l'avis du Comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM.
D'aileurs, Nathalie Kosciuzko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'écologie, a annoncé: "Si l'avis est, soit très défavorable au maïs de Monsanto, soit réservé, on appliquera la clause de sauvegarde en application du principe de précaution".

La position du gouvernement apparait comme responsable compte tenu du fait que l'on ne pourra demander à enclencher une clause de sauvegarde au niveau européen que sur la base d'un dossier sérieux et étayé.

Mais tout cela n'entre pas en ligne de compte dans le raisonnement de José Bové et de ceux qui le suivent.

Pour eux, seules les postures médiatiques pseudo-révolutionnaires n'ont d'importance, quitte à saboter les efforts d'une écologie réaliste et réellement efficace et donc l'avenir de notre planète.

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Par pierre-gilles tronconi - Recommander
Mercredi 26 septembre 2007
borloo.jpg PARIS (AFP) - 25/09/07 16:40

Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a tenté de calmer le jeu sur les OGM mardi en repoussant l'éventuelle décision sur un moratoire après le Grenelle de l'environnement alors que les propositions des groupes de travail sont attendues jeudi.

"C'est le président qui décidera", a-t-il indiqué devant les journalistes après avoir reçu les dirigeants de la FNSEA, principal syndicat agricole, pendant près de deux heures.

La FNSEA avait menacé la semaine dernière de se "retirer définitivement" du Grenelle de l'environnement si ses conclusions étaient "déjà écrites", en réaction à un article du Monde selon lequel le gouvernement préparait "un gel de la commercialisation des semences OGM" jusqu'à l'adoption d'une nouvelle loi.

M. Borloo a promis mardi la nouvelle loi "avant la fin de l'année" et même "le plus rapidement possible, c'est indispensable".

"Nous n'avons pas tranché (sur) le moratoire. Sur le fond, on attend la fin du mois", c'est-à-dire l'issue du processus du Grenelle de l'environnement, a souligné le ministre.

Il a cependant indiqué que pour le seul OGM commercialisé en France, le maïs MON810 de la firme américaine Monsanto (environ 22.000 hectares cultivés en 2007), un moratoire pourrait être décidé plus rapidement.

Une telle décision aurait toutefois une portée limitée, car les récoltes 2007 sont déjà en cours et il n'y aura pas de semis avant avril 2008.

Un éventuel moratoire suscite la colère des céréaliers. "Dans un tel cas, nous attaquerons la décision française à Bruxelles", a déclaré Christophe Terrain, président de l'Association générale des producteurs de maïs.

Selon M. Terrain, le maïs MON810, dont l'autorisation doit être renouvelée l'année prochaine par l'Union européenne, ne présente "aucun danger" ni pour les autres cultures, ni pour la santé humaine. Les producteurs de maïs envisagent un quadruplement des surfaces cultivées en maïs OGM en 2008.

Les assurances du ministre ont convaincu mardi la FNSEA de revenir dans le jeu: "Nous continuerons de travailler au sein du Grenelle de l'environnement", a affirmé Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. "Ce sera au gouvernement de décider à l'issue du Grenelle de l'environnement ses objectifs", a-t-il ajouté.

L'intergroupe de travail sur les OGM, qui a terminé ses travaux, est parvenu à un accord -sans la FNSEA-.

Trois points ont fait l'objet d'un consensus entre les participants, selon un document qui sera rendu public jeudi lors de la présentation des rapports de ces groupes et dont l'AFP a obtenu une copie.

Tout le monde est d'accord pour abandonner le seuil de 0,9%, limite européenne au-dessus de laquelle la mention OGM est obligatoire sur les étiquettes des produits alimentaires, considéré comme sans fondement scientifique.

Ils se sont aussi accordés sur la création d'une future Haute Autorité qui donnera au gouvernement des avis sur les risques mais aussi les bénéfices attendus de chaque OGM.

Il reste en revanche beaucoup de travail pour définir un régime clair de responsabilité en cas de pollution par les OGM de cultures voisines: un accord de principe est intervenu mais les modalités font encore débat.
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Samedi 22 septembre 2007
boutton-grenelle-200.jpg En annonçant prématurément un gel sur les semences commerciales OGM (propos aussitôt démentis par le Ministre de l'Agriculture Michel Barnier pour qui "la question n'est pas tranchée!"), Jean-Louis Borloo aurait-il gaffé?

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que cette petite phrase du Ministre a mis le feu à l'intergroupe sur les OGM chargé de préparer le Grenelle de l'environnement.

Que ce soit du côté des professionnels des semences et de la protection des plantes qui ont demandé à être "reçus en urgence par Nicolas Sarkozy" ou de celui du président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture, Didier Marteau  qui a exprimé le "ras-le-bol des quelque 2.000 agriculteurs qui ont semé des OGM en toute légalité, qui sont moralement harcelés et font face aux destructions quotidiennes de parcelles dédiées à la recherche ou à la production", tous s'étonnent de "la méthode et la forme qui font que le gouvernement annonce les orientations qui vont être prises avant la fin des négociations: en ce cas, ce n'est pas la peine de nous demander de venir" et se demandent " 
A quoi sert d'organiser un Grenelle si tout est déjà décidé à l'avance?".

Dans ces colonnes, nous avons déjà abordé ce sujet complexe et, à l'instar de notre Président Patrice Hernu, nous pensons qu'un grand débat à l'Assemblée Nationale sera indispensable pour définir un cadre convenable à ces cultures.

Lire la réaction du Nouveau Centre sur le sujet
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Vendredi 15 juin 2007
image.jpg La Commission du génie biomoléculaire (CGB) a estimé, dans un avis rendu public jeudi, qu'il n'y avait pas "à ce jour d'éléments de nature à remettre en cause l'évaluation environnementale" du maïs MON810, maïs transgénique de l'Américain Monsanto.

Les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, Alain Juppé et Christine Lagarde, ont pris "acte de l'avis rendu par la commission du génie biomoléculaire", tout en soulignant "leur grande vigilance quant à la manière dont sont conduites en France les cultures d'organismes génétiquement modifiés".

Rappelons quand même que, face au même dossier, les Allemands ont choisi, eux, de suspendre l'autorisation du mais MON 810.

On peut tout de même se demander légitimement pourquoi la France qui possède une charte constitutionnelle de l'environnement institutionnalisant le principe de précaution ne prend pas le même type de mesure.

Pour toutes les décisions de même ordre, il convient d'étudier avec rigueur les risques et les avantages d'une mise sur le marché d'une telle semence.
Remarquons aussi qu'il n'y a pas urgence à utiliser cet OGM et que le fait que l'Union européenne l'ait autorisé depuis 1998 ne saurait être une référence absolue, compte tenu de l'influence des lobbies à Bruxelles.

Il ne s'agit pas d'interdire aveuglément les OGM  mais, dans le cas précis et du moment qu'il y a doute, je pense que la sagesse consisterait à d'une part, attendre que le dossier scientifique dont cet avis constitue un pan essentiel mais non exhaustif soit plus fourni et, d'autre part, à rechercher l'avis de tous les professionnels concernés (chercheurs, médecins mais aussi agriculteurs, apiculteurs,...)   
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Par pierre-gilles tronconi - Recommander

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