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Samedi 14 juin 2008

Le Président Valéry Giscard d'Estaing a installé un Comité d'orientation stratégique qui, à la suite des initiatives et de l'action de la Fédération Environnement Durable, se propose d'évaluer les conséquences du choix de l'énergie éolienne en France et en Europe.

Ce comité s'est réuni pour la première fois le 4 juin 2008 à Paris, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing.

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par pierre-gilles tronconi publié dans : Europe recommander
Mardi 18 mars 2008
BARCELONE (AFP) - 17/03/08

undefinedLa seconde ville espagnole, Barcelone, va acheminer de l'eau par navires depuis Marseille (sud de la France) et Tarragone (nord-est de l'Espagne), en raison de la sécheresse, indique lundi le journal catalan La Vanguardia.

Contacté par l'AFP, un porte-parole du gouvernement régional de Catalogne, l'autorité qui gère ce dossier, n'a "ni confirmé, ni démenti" l'information.

A Marseille, la Société des eaux de Marseille (SEM), a confirmé des négociations avec Barcelone. "Nous avons fait un projet de contrat. Nous attendons maintenant qu'ils nous passent commande", a déclaré à l'AFP son directeur pour Marseille, Alain Meyssonnier, ajoutant: "A ce jour, nous n'avons aucune commande ferme".

Le gouvernement régional catalan avait indiqué en janvier qu'il envisageait très sérieusement d'importer de l'eau avec des navires citernes depuis la France en cas de persistance de la sécheresse.

Le premier voyage d'un de ces transporteurs d'eau, s'effectuera depuis Tarragone à la mi-mai, assure mardi le journal catalan.

Dix jours plus tard, l'acheminement d'eau depuis Marseille commencera, selon La Vanguardia qui précise qu'un total de sept bateaux citernes d'une capacité de plus de 28.000 mètres cubes seront employés pour soulager la sécheresse dans la région de Barcelone.

Aucune précipitation importante n'est venue combler, cet hiver, l'important déficit de pluviométrie et les réserves d'eau sont actuellement à un niveau inférieur de 22% à leur capacité normale dans cette région.

En cas de confirmation de l'accord, l'eau venant de Marseille proviendrait de deux origines, a expliqué M. Meyssonnier: de l'eau non traitée du Canal de Provence qui serait acheminée à partir de Fos-sur-Mer, un des sites du Port autonome de Marseille, vers une station de traitement à Barcelone et de l'eau potable du réseau de Marseille qui serait injectée directement dans le réseau barcelonais.

"L'eau venue de Tarragone et de Marseille ne représentera que 7 à 8% des besoins de Barcelone. Cela leur évitera de faire des coupures d'eau", a précisé M. Meyssonnier jugeant que cette solution très onéreuse était provisoire, dans l'attente de l'usine de dessalement d'eau de mer de 200.000 m3 qui doit être opérationnelle fin 2009.

 

 
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par pierre-gilles tronconi publié dans : Europe recommander
Samedi 1 mars 2008
undefinedBRUXELLES (AFP) - 28/02/08 16:33

Les gouvernements de l'UE, appelés jeudi pour la première fois à débattre du plan européen de lutte contre le changement climatique, ont aligné des objections tous azimuts laissant présager une négociation ardue. 

Demandes d'une plus grande flexibilité, appels à la vigilance sur la compétitivité de l'industrie et desiderata nationaux très ciblés: les ministres européens chargés de l'Energie ont donné le ton jeudi à Bruxelles lors d'un débat public.

Le calendrier est serré pour approuver le plan de Bruxelles dévoilé le 23 janvier, qui doit servir de modèle pour convaincre les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde, lors des négociations internationales qui reprendront à Copenhague fin 2009.

Le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, dont le pays présidera l'UE au deuxième semestre, a jugé "crucial qu'un accord total et définitif soit bouclé avant Copenhague".

Il a toutefois rappelé qu'il fallait protéger l'industrie européenne contre la concurrence déloyale de pays moins vertueux et donner de la visibilité aux entreprises, "qui ont des plans industriels à cinq ans".

Pour le ministre luxembourgeois de l'Economie Jeannot Krecké, les objectifs sont "nobles" mais "nous n'atteindrons pas un objectif de consommation de 20% d'énergies renouvelables (d'ici 2020) sans argent public important".

"Il nous faut un cadre d'investissements clair", a-t-il plaidé.

Le secrétaire d'Etat allemand à l'Economie Peter Hintze a réclamé lui une meilleure protection des mécanismes nationaux existants pour inciter au développement des énergies renouvelables.

L'Europe doit "passer aux actes", a souligné la ministre danoise Connie Hedegaard, tout en rappelant que les objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre et de consommation d'énergie renouvelable d'ici 2020 ont été calculés en fonction de la richesse des pays.

"Ceux qui ont les épaules les plus larges devront supporter un fardeau plus large" et devraient donc obtenir certaines compensations, a-t-elle argué.

Bruxelles espère parvenir à un accord "politique" des 27 pays d'ici fin 2008. Selon un scénario idéal, le Parlement européen l'entérinerait en première lecture d'ici juin 2009, juste avant les élections européennes.

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par pierre-gilles tronconi publié dans : Europe recommander
Mercredi 23 janvier 2008
BRUXELLES (AFP) - 23/01/08

undefinedLa Commission européenne a dévoilé mercredi un plan "historique" d'action contre le réchauffement climatique mais s'attend à d'âpres négociations avec les pays de l'UE, car nombre d'industriels y voient une menace face à une concurrence étrangère moins soucieuse de l'environnement. Il s'agit du "paquet de mesures le plus complet au monde" en matière de climat, pour un coût estimé à "3 euros par semaine et par personne" d'ici 2020, a déclaré José Manuel Barroso, son président, en présentant au Parlement européen le projet à Bruxelles, finalisé à l'issue de longues et difficiles tractations.

"Il y a un coût mais il est gérable", a assuré M. Barroso. Globalement, il a estimé qu'il serait de "moins de 0,5% du PIB d'ici 2020", soit 60 milliards d'euros.

Le projet entend donner à l'Union européenne les outils pour atteindre l'objectif qu'elle s'était fixée en mars 2007: réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990 d'ici à 2020 et, sur cette même période, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation. 

L'une des mesures phare consiste à faire payer, à partir de 2013, aux industries les plus polluantes de l'Union européenne des "permis de polluer" jusqu'ici gratuits.

Le secteur de l'électricité, d'où proviennent une grande partie des émissions de CO2, va devoir intégralement payer pour obtenir des droits à polluer vendus aux enchères à compter de cette date.

Les autres secteurs d'activité concernés, comme les industries de l'aluminium et les producteurs d'ammoniaque, ainsi que le transport aérien, rentreront dans ce système payant "graduellement", a souligné la Commission.

M. Barroso, a néanmoins précisé que s'il n'y avait pas d'accord international sur le climat, incluant les Etats-Unis et les pays émergents, pour réduire les émissions de CO2, l'Europe "agirait".

Concrètement, les industries les plus "énergivores" obtiendraient dans ce cas "gratuitement" leurs permis de polluer et les importateurs de produits concurrents non-européens seraient obligés d'acheter des permis de polluer. Une forme de taxe aux frontières.

Les secteurs d'activité non inclus dans ce système d'échanges, comme les transports, l'habitat et l'agriculture, ont eux aussi des objectifs de réduction déclinés par pays, calculés en fonction de la richesse de chaque pays.

Ainsi la France et l'Allemagne devront réduire leurs émissions de 14% d'ici 2020, le Danemark de 20%, la Belgique de 15%, la Suède de 17%.

Les pays en phase de rattrapage économique pourront eux les augmenter de façon limitée: pas plus de 14% pour la Pologne, 9% pour la République tchèque, 20% pour la Bulgarie.

Une autre mesure clé vise à attribuer à chaque pays des objectifs contraignants en matière de part des énergies renouvelables dans la consommation: la France devra ainsi les faire passer de 10,3% en 2005 à 23% en 2020, l'Allemagne de 5,8% à 18%, la Suède de 39,8% à 49% et la Pologne de 7,2% à 15%.

Les pays membres de l'UE, qui vont devoir remplir des objectifs nationaux stricts, et les industriels ont multiplié les pressions, souvent avec succès, pour atténuer la portée des dispositions jugées les plus pénalisantes.

Le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel a salué mercredi un plan "très courageux". "Cela nous réjouit particulièrement que les réclamations allemandes sur les industries gourmandes en énergie et exposées à la concurrence internationale aient été prises en compte," a-t-il souligné.

Le président de la Commission européenne espère un accord du Parlement européen et des Etats membres pour la fin de l'année. Il a assuré que les deux pays qui assurent la présidence de l'Union, la Slovénie, puis la France "sont déterminés à aller vite".

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Mardi 8 janvier 2008
Jean-Claude Dubini, représentant d'Ecologie bleue à Aubagne nous signale cette initiative originale de récupération de la chaleur dégagée par l'Homme en Suède: 

La chaleur dégagée par les milliers de personnes passant par la gare centrale de Stockholm chaque jour va servir à chauffer en partie un nouvel immeuble situé non loin de là, ont indiqué mercredi les responsables du projet.
"Tant de gens traversent la gare centrale (...) nous souhaitons récolter une partie de la chaleur qu'ils produisent pour aider à chauffer le nouveau bâtiment", a expliqué à l'AFP Karl Sundholm, de la société de gestion immobilière Jernhuset.
Environ 250.000 personnes traversent la station chaque jour.
"Tout le monde produit de la chaleur (...) Au lieu d'ouvrir les fenêtres et laisser s'échapper cette chaleur nous voulons la capter à travers le système de ventilation", a indiqué M. Sundholm.
La chaleur dégagée par les êtres humains servira à réchauffer de l'eau qui sera alors acheminée vers le nouveau bâtiment qui abritera des bureaux, un petit hôtel et des magasins. Sa construction devrait être terminée début 2010.
"Il s'agit d'une technologie ancienne mais utilisée d'une nouvelle façon. Ce ne sont que des tuyaux, de l'eau et des pompes, mais à notre connaissance, personne n'a encore utilisé cette technologie de cette façon", a-t-il poursuivi, précisant que le système devrait permettre de réduire les coûts de chauffage de jusqu'à 20%.
La mise en place de ce système ne devrait pas être compliquée et son coût devrait s'élever à environ 200.000 couronnes suédoises (21.200 euros), a-t-il indiqué.
"Pour un grand immeuble qui devrait coûter plusieurs centaines de millions de couronnes, ça n'est pas grand chose", a estimé M. Sundholm.

Source de l'article:
le Moniteur-expert
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